Suivez la couverture complète
Nouvelle-Calédonie : une révision constitutionnelle qui met le feu aux poudres
Le gouvernement veut reprendre la main. Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé, mercredi 15 mai, le déploiement de militaires en Nouvelle-Calédonie "pour sécuriser" les ports et l'aéroport, alors que les émeutes se poursuivent. Le haut-commissaire sur ce territoire, Louis Le Franc, a pour sa part "annoncé un couvre-feu et interdit TikTok", un réseau social réputé très utilisé par les émeutiers, a précisé Gabriel Attal. Ces 24 dernières heures, près de 70 nouvelles personnes ont été interpellées, ont par ailleurs indiqué les autorités.
Voici les dernières informations autour de la situation en Nouvelle-Calédonie :
- Les violences se poursuivent dans l'archipel après le vote de l'Assemblée nationale autour d'une réforme constitutionnelle fustigée par les indépendantistes. Quelque 70 interpellations ont eu lieu lors des dernières 24 heures, selon le Haut-commissariat de la République.
- Selon le dernier bilan des autorités, les heurts ont fait au total trois morts parmi les émeutiers et un jeune gendarme a succombé à ses blessures après avoir été touché à la tête.
- Le président de la République Emmanuel Macron a demandé mercredi au gouvernement l'instauration de l'état d'urgence pour faire revenir le calme. Il est entré en vigueur depuis mercredi 20h, heure de la métropole.
- Dans ce cadre, l'armée est appelée en renfort. Des militaires sont déployés pour sécuriser les ports et l'aéroport de Nouvelle-Calédonie, a annoncé le Premier ministre Gabriel Attal mercredi soir.
- Le réseau social TikTok y a été interdit pour limiter notamment les contacts entre les auteurs de violence. Cette interdiction "est en vigueur" et "fonctionne opérationnellement" sur les téléphones portables dans l'archipel, selon Matignon.
- Un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale aura lieu ce jeudi à 11h, présidé par Emmanuel Macron. Le chef de l'État a d'ailleurs proposé aux élus calédoniens d'avoir un "échange par visioconférence" à l'issue de cette réunion de crise.
Bienvenue dans ce direct consacré aux violences en Nouvelle-Calédonie liées à une réforme électorale contestée par les indépendantistes. Retrouvez ici les dernières informations et les images fortes.
Une nouvelle cellule interministérielle de crise doit se tenir au ministère de l'Intérieur jeudi à 8h30. Le chef du gouvernement a assuré mercredi que l'état d'urgence, instauré sur l'archipel depuis 20h, heure de Paris (5h à Nouméa), "sera déterminant pour le retour au calme". Car "la situation en Nouvelle-Calédonie est grave", a-t-il jugé. "Depuis quelques jours, un déchaînement de violence inouïe fait rage, avec des pillages des incendies, des violences physiques d'une ampleur rare - et trois morts parmi les habitants" auxquels s'ajoute le décès d'un gendarme, a-t-il relaté. "Ce n'est pas acceptable, ce n'est pas admissible, rien ne pourra jamais le justifier", a-t-il martelé.
La "priorité absolue" du gouvernement reste "le retour à l'ordre, au calme", "condition pour tout dialogue", a insisté Gabriel Attal. Il a par ailleurs promis d'inviter prochainement les parties prenantes de Nouvelle-Calédonie à une réunion à Matignon en vue de trouver un accord politique global, après l'adoption d'une loi constitutionnelle visant à élargir le corps électoral contestée par les indépendantistes. "Nous n'économisons aucun moyen, aucun effort pour permettre" ce retour au calme, a encore insisté le chef du gouvernement.
Sur lemême thème